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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 10:44

 

 

La froideur d’un matin,

Pluie cinglante qui tombe,

À l’instar d’un chagrin

Emporté par les trombes.

 

Regard froid qui entaille,

Qui vous perce et qui glace,

Dans le bruit d’un ventail

Qui s’agite sur place.

 

Il n’est point d’avancée

En ce sombre maintien,

C’est sinistre et glacée

Que la nuit  vous retient.

 

Oui cette aube se traine,

Comme s’étire un linceul,

Impavide vous entraine,

Loin de tout vous esseule.

 

Là le jour se refuse,

Impérieux vous regarde,

Votre peine recluse

En l’averse blafarde.

 

Fallait-il donc se taire

Ne jamais avouer ?

Garder en soi cet air

Le faire se déjouer ?

 

Retenir ses paroles,

L‘élan de l’intérieur,

Pour ne tenir qu’un rôle,

Banal et sourieur.

 

Tout simplement l’attendre,

La vivre sans l’appeler,

Pour point ne se méprendre,

Discrètement l’épeler.

 

Attendre sa survenue,

Là-bas sur l’horizon,

Si plein de retenue

Lié par la raison.

 

S’en voir venir l’aurore,

Si belle et si légère,

Dans un silence d’or,

Troublante passagère.

 

 

  (14/01/2014)

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Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
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commentaires

Hécate 14/01/2014 18:10


Tant de tristesse dans cette attente...

Etsivousosiez 14/01/2014 21:00



Oui  surtout quand l'aurore semble vous fuir alors que vous  la trouvez si belle, mais d'aucuns jamais ne sortent de la nuit dans laquelle les monstres et les abjects les ont
plongés...merci encore de votre lumière