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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 09:11

 

 

Quelques notes de pluie,

Rubato d’un instant,

Le silence de la nuit,

De la nuit qui s'étend.

 

Lui, qui ne sera pas,

Ce jour, tant attendu,

A rebours de ses pas,

La sorgue s’est étendue.

 

Le vent dans la pénombre,

Son souffle si glacial,

En ce royaume des ombres

Il n’est rien de spécial.

 

Si l’aube n’est qu’un moment,

Un instant si précieux,

De son atermoiement,

Le temps s'envient spécieux.

 

Attendre cette aurore,

Comme on attend l’amour,

Sublime météore,

Qui dessine le jour.

 

Les heures alors se trainent,

S’allongent et se renient,

Entrainant dans leur traine

L’espoir en son déni.

 

Le jour au loin s’épointe,

Se meurt en sa naissance,

En sa pénombre adjointe

Qui livre son absence.

 

Tout n’est plus que silence,

Profonde vacuité,

Sans autres incidences

Que cette ainséité.

 

Demain ne sera pas,

Ni jamais aujourd’hui,

L’aurore retient ses pas,

    Elle sera toujours nuit.

(17/01/2014)

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Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
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commentaires

rehaella 18/01/2014 12:37


Si seulement un sourire pouvait balayer vos sombres tourments, d'un revers de grâce...

Etsivousosiez 18/01/2014 16:33



vos mots et présence sont un de ces sourires qui font oublier les mauvais jours



Hécate 17/01/2014 10:40


Pudeur de l'aurore qui craint de se montrer, désemparée de vos désenchantements peut-être...

Etsivousosiez 17/01/2014 11:42



Peut être...  il est des regards comme certaines attentes qui font fuir... le jour ne se lève pas pour tout le monde...surtout s'il a été assassiné par les mensonges