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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 20:03

Voici un autre extrait...tout à l'opposé du précédent, mais qui vous aidera à comprendre l'histoire...si elle vous plait mon histoire commandez ce roman non publié aux éditeurs... :-) Qui sait à force de recevoir des appels leur esprit de lucre les poussera à l'éditer mon juju!

Promis j'arrête de mettre des textes longs :-)

 

 

 

- Qu’est ce que vous voulez monsieur le policier ? Si vous nous surveillez vous n’êtes pas doué pour ce travail ! Votre compère n’est pas avec vous ? A moins qu’il ne fourbisse son arme prêt à intervenir ! Vous pensez une si petite femme cela peut être dangereux, et juive de surcroît !

 

Il ne sait que répondre, bien qu’elle soit acerbe et qu’il se sente idiot, il aime cet instant, il l’a retrouve telle qu’en elle même, intrépide, sans peur, courageuse, prête au combat quel qu’il soit.

 

- Vous vous méprenez madame, je ne suis pas de la police et je suis venu seul. Je ne vous veux pas de mal croyez moi.

 

- Vous voulez quoi alors ? Vous croyez que je n’ai pas remarqué votre cirque depuis une heure ! Vous connaissez beaucoup de gens vous qui passent leur temps à arpenter une rue pour le plaisir ? Des gens qui en plus sont venus chez moi insulter ma famille et me molester ! A part ces salopards de la gestapo et leurs nervis de la préfecture, vous en connaissez beaucoup des types de cet acabit ?

 

René aimerait répondre, mais il sent qu’il va bredouiller des explications qui ne tiendront pas la route, qu’elle n’est pas prête à écouter ce qu’il voudrait lui dire, que ce n’est pas ici sur le trottoir qu’il pourra trouver le calme nécessaire pour s’épancher. L’esclandre risque d’ameuter du monde et d’attirer vraiment la police.

 

- Taisez vous et allons chez vous !

 

Il lui a dit cela en sortant une carte barrée qu’il a dérobée à la préfecture, il ne pensait pas s’en servir, il l’avait subtilisée comme cela, mais c’est le seul moyen de sortir de cette imbroglio, même s’il contredit ce qu’il vient d’expliquer tant bien que mal à l’instant. Et il l’empoigne par le bras pour l’entraîner chez elle.

 

- Si vous croyez me faire peur avec vos méthodes de soudard vous vous trompez monsieur l’inspecteur. Lâchez moi je suis capable de marcher seule !

 

D’un geste brusque elle s’arrache de l’emprise de René et continue de marcher à son côté en le regardant fièrement tout en avançant. Ils franchissent le seuil de la grande porte cochère et s’engouffrent dans l’escalier qui mène à l’étage. Franca le précède, déterminée, prête à l’affrontement, ses pas tapent sur les marches en bois et raisonnent fortement dans la montée. Arrivée sur le palier elle engage sa clé dans la serrure qu’elle fait jouer et ouvre en grand la porte qu’avait martelée Henri.

 

- Si monsieur l’inspecteur aux questions juives veut bien se donner la peine d’entrer, il est le bien venu en ma modeste demeure !

 

Et elle accompagne son invite ironique d’un ample mouvement de bras, laissant passer René qui hausse les épaules en pénétrant dans l’appartement. La porte claque et la jeune femme le dépasse pour aussitôt s’installer sur le divan qui fait face à la cheminée du salon attenant à l’entrée. Les mains jointes entre les cuisses elle le fusille de son regard noir si expressif.

 

- Alors que fait on maintenant monsieur le curieux ? Une petite inspection des lieux ? Vous voulez que je vous dise où l’on cache notre or ou je vous laisse fouiner ? Vous pouvez déjà saisir les chandeliers que voilà sur le buffet ! Désolée pour vous ils n’ont que trois branches ça ne fait pas très juif n’est ce pas ! Ou youpin devrais je dire ! Il y a aussi ce bronze, mais c’est une copie !

 

René la regarde le provoquer, et il l’admire d’autant plus qu’elle croit vraiment qu’il est de la police. Son arrogance est phénoménale, c’est même de la folie pure, mais comme elle est belle dans cette attitude de défi !

 

- Vous allez continuer longtemps ce jeu de femme effrontée qui n’écoute qu’elle-même et se complait dans la provocation ? Acceptez vous de vous taire un instant et me laisser m’expliquer, ensuite je partirais si vous le souhaitez.

 

Ne s’attendant pas à une telle répartie, Franca se relâche, son visage se radoucit, la foudre de son regard se calme, et elle se laisse aller sur le dossier du divan étendant un bras sur l’encadrement de bois.

 

- Je vous écoute.

 

Il s’avance dans la pièce et s’assied sur le bord  du fauteuil qui jouxte le canapé. Il ne sait comment débuter s’étonnant de ne pas voir apparaître les personnes âgées de l’autre jour, ni la petit e fille qui pleurait.

 

- Vous êtes seule ?

 

- Oui depuis hier, mes beaux parents sont partis avec ma fille Sarah, petite conséquence de votre dernière visite. Cela a fini par les convaincre qu’il ne faisait pas bon en la demeure. Comme quoi le cinéma de votre collègue n’aura pas été vain !

 

- Mais vous ! Pourquoi êtes vous encore là ?

 

- Disons que je garde la maison afin d’éviter le pillage de certaines personnes mal intentionnées ! Même s’il ne reste plus grand-chose à voler, puisque nous avons pratiquement tout échangé au marché noir pour subsister, attendu que tout nous est interdit, hormis de vivre…pour l’instant. Je ne suis pas du genre, vous l’avez compris, à quitter le navire à la première houle. Vous ne me faites pas peur, vous et vos acolytes, qu’ils soient pure race française ou teutonne !

 

- Est il possible de parler sans agressivité, sans vouloir à tous prix en découdre, comme deux personnes intelligentes qui font connaissance ? Votre famille a fui c’est ce que vous essayez de me faire comprendre ? N’ayez aucune crainte je vous le répète je ne suis pas de la police, ni là pour une quelconque entourloupe ! Je suis venu à titre disons… privé.

 

- A titre privé, évidemment, et je vais gober cela croyez vous ?

 

- Bon, il vaut mieux que je parte nous n’arriverons à rien ainsi, je n’aurais d’ailleurs jamais dû venir, ni vous forcer à rentrer, veuillez m’en excuser je vous prie.

 

René se lève et quitte la pièce sans même regarder la jeune femme qui n’en revient pas de cette réaction.

 

- Restez ! Je vous crois, parlons puisque vous êtes venu pour ça, je vous écouterai, comprenez tout de même ma méfiance après la visite de l’autre soir.

 

- Je vous comprends et je ne suis pas fier de ce qui s’est passé, croyez moi ! Je ne m’attendez pas à cela, à ce comportement de mon ami, je ne sais toujours pas pourquoi je l’ai suivi, je retiens simplement qu’il m’a permis de vous rencontrer. Les conditions de cette rencontre ont été assez spéciales je vous l’accorde, mais je ne vois pratiquement plus ce monsieur depuis. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qui se passe en ce moment, ni avec ce qui s’est passé avant. Bien sûr je n’ai pas toujours pensé ainsi, et j’ai même contribué tacitement à tout ce qui arrive. Mais j’ai changé, en une nuit, et j’ai réfléchi beaucoup depuis cet incident, je suis plus lucide, même si cela arrive un peu tard et que vous allez me rétorquer que c’est un peu facile au vu de ce qui se passe sur le front. Je ne me cherche aucune excuse madame. Si je suis là c’est parce que je devais venir. Je ne pouvais pas faire autrement.

 

René lui a parlé avec la douceur d’un enfant contrit, qui cherche à se faire pardonner une faute grave. Le ton sincère sur lequel il s’est exprimé a adouci le regard de Franca sur lui, elle est plus relax, moins sur ses gardes. Sa beauté s’est enrichie de cette aménité légère, de cette sensualité que la colère masquait.

 

- Vos parents ont bien fait de partir et vous devriez faire de même, il se trame des choses pas très saines, madame, j’en sais quelque chose, je travaille à la préfecture, et certains services sont sur les dents en ce moment !

 

- C’est pour m’avertir que vous êtes venu ? Je vous remercie mais vous savez nous étions au courant qu’il ne fait pas bon être enfant de David en ce moment ! Malgré la confiance de mon beau père, ce brave homme, indéfectible patriote, qui avait oublié qu’il était juif tant il se voulait Français !

 

- Non madame….

 

- Appelez moi Franca cela fait moins convenu que madame qui me vieillit ne trouvez vous pas ?

 

Elle a très bien compris pourquoi René est venu, son explication a si bien laissé transparaître son émotion, son…désir. Il n’y a que lui qui n’a pas encore compris pourquoi il est là.

 

- Franca, ne vous obstinez pas dans cette attitude de bravoure inutile et stupide. Je sais et vous aussi que votre courage est admirable, vous n’avez plus rien à prouver, vous devriez suivre votre famille et déguerpir au plus vite ! Rester n’ajouterait rien à votre hardiesse. Que cherchez vous à prouver par cet entêtement ?

 

- Si vous n’êtes pas venu pour me convaincre de fuir, qu’êtes vous donc venu faire ici monsieur sans prénom ?

 

- René !

 

Elle s’amuse malgré le dramatique de la situation, la timidité de cet homme est séduisante, elle aime son trouble. Cette instabilité qui l’habite et le perturbe le rendant délicieusement fragile. Déjà l’autre fois elle l’avait remarqué dans son attitude de retrait embarrassé. Il est jeune, bien plus jeune qu’elle.

 

- René, je ne partirai pas, vous m’entendez, je…ne…partirai pas. Je suis ici chez moi. Ils ont arrêté mes parents sous prétexte qu’ils étaient des juifs étrangers, dire qu’ils avaient fui le fascisme et comptaient sur le pays des droits de l’homme pour les protéger ! Mon mari, officier de réserve, s’est battu pour la France et doit être prisonnier quelque part en Allemagne, je vais attendre tranquillement son retour. Je n’ai pas peur, ni de la police, ni des gendarmes, ni des boches ou de la gestapo ! Venez donc vous asseoir auprès de moi René.

 

Elle tapote le siège de la main pour renforcer sa proposition. René se lève et s’installe à côté d’elle, gardant une certaine distance. Tout va si vite, à l’instar des événements, il n’est même plus étonné de ce qui se passe actuellement, il se laisse aller sans augurer de rien.

 

- Vous ne reverrez jamais votre mari si vous persistez dans votre décision, il sera veuf à son retour si jamais il revient. Des bruits courent comme quoi on ne fait pas qu’enfermer les juifs là bas dans l’est, certains journaux clandestins rapportent des horreurs sur ce qui s’y tramerait. A quoi bon vous entêter, partez avant que les nazis ne viennent vous chercher.

 

- Ils peuvent venir me prendre et tous les juifs qui vivent dans le reste du monde ! Cela ne changera rien aux choses, car nous ne sommes qu’un prétexte, après nous il y en aura d’autres. Hitler nous a promis un empire qui allait durer mille ans, et quand bien même cela serait, ils ne s’arrêteront jamais de persécuter car c’est ce qui donne sens à leur existence, qui leur permet de supporter leur peur, car ils ont peur croyez moi. Ils peuvent venir, me battre, me torturer, me couper en morceaux, me proscrire et m’envoyer je ne sais où, je ne les crains pas ! Voilà pourquoi ils ne peuvent rien contre moi…je suis une femme libre et ça nul ne peut l’aliéner ! Je n’appartiens à personne… même pas à mon mari !

 

Que lui répondre, sinon qu’elle a raison, mais que ce ne sont que des mots et que la puissance cruelle des hommes en cette époque n’a que faire des mots et broie ceux qui cherchent à les prononcer. Il a très bien compris que c’est la peur qui les pousse, cette trouille impalpable et tenace qui grouille dans l’intimité de Henri depuis toujours, et qu’il a vomi l’autre jour ici. Cette déliquescence intérieure qui emporte son ami chaque jour plus loin dans l’avanie parce qu’il ne peut pas, plus, faire autrement. Mais vaut il la peine de s’immoler au nom de la peur des autres ?

 

- Mais….

 

- Cessez de parler des autres et venez contre moi. Vous en avez tellement envie et moi aussi, alors pourquoi rester distant ? Pourquoi ce regard ? Je vous choque ?

 

- Non mais je ne m’attendais pas à ça, surtout dans de telles circonstances.

 

- Laissez les circonstances où elles sont et venez contre moi que je sente votre odeur.

 

Franca se colle à lui et ouvre son manteau qu’il a gardé fermé. Sa main glisse sous son pull, explorant son torse, alors qu’elle love son visage dans son cou et le renifle délicatement comme un animal. Ses yeux si bleus sont clos.

 

- J’aime votre odeur René, j’aime sentir votre cœur qui s’emballe, vous découvrir avec les mains et au travers du parfum de votre épiderme, sans vous regarder. C’est délicieux et troublant, ne dites rien, laisser moi m’imprégner de vous.

 

Il ne bouge plus, obéissant et paralysé par ce plaisir étrange qui l’envahit, subjugué par cette soumission qu’elle lui impose avec tant de sensualité. Le contact de ce nez qui le respire, de ses lèvres qui effleurent à peine sa peau, de cette main qui glisse sur l’étoffe de sa chemise et cherche à s’immiscer, tout cela fait naître un émoi inconnu et inespéré. Il n’ose la regarder ni même la toucher, fixant devant lui le buffet sur lequel trône le bronze. C’est une sculpture étrange, une sorte de torsion, un élan brut partant du socle pour se définir peu à peu en une embrassade lisse, épurée, délicate. Un homme et une femme, nés d’un amalgame, qui se séparent et prennent forme pour aussitôt se réunir dans un enlacement raffiné, une étreinte suggérée.

 

- Embrassez moi mais pas comme vous avez déjà certainement embrassé d’autres femmes. Embrassez moi à la mesure de ce que nous vivons maintenant, sans précipitation, sans gourmandise. Embrassez moi comme il l’embrasse, à peine mais intensément, comme Camille a pétri.

 

Du regard elle lui montre la copie du Bronze de Claudel.

 

René baisse la tête et approche ses lèvres de celles de Franca, les entrouvre, se met à respirer cet air qu’elle exhale. Leurs bouches sont à peine accolées, leurs souffles se mêlent, mélangent leur tiédeur humide, leurs mouvements sont ralentis, lentement ils fusionnent. D’une main il fait tomber le fichu qui retenait les cheveux de la jeune femme, et ceux-ci détachés se mettent à couler sur sa nuque et ses épaules. Le temps s’est arrêté, leurs langues n’osent encore sceller le baiser par leur étreinte, seules leurs mains ont franchi les limites de la retenue.

 

- Venez en moi René, là de suite sans bouger.

 

Il ne cherche pas à comprendre car il n’y a rien à comprendre et la laisse déboutonner son pantalon qu’elle fait glisser sur ses chevilles. Le désir qu’il ressent n’a pas de pareil dans sa mémoire, ni dans celle de sa chair, c’est inouï, plus rien n’existe que cette émotion qui abaisse tous les interdits, faire taire tous les jugements…toutes les peurs. Il s’abandonne.

 

Franca relève sa jupe, ôte sa culotte et vient le chevaucher sans la moindre gêne. Il sent sa main douce qui saisit son sexe durci et le guider dans le sien déjà mouillé de désir, puis elle le laisse s’enfoncer lentement en elle tandis que ses lèvres viennent s’aboucher aux siennes. Sa langue ferme et souple s’enroule autour de la sienne, le fuit puis s‘en revient dans un jeu continuel de préciosité. Ils restent ainsi liés sans aucun mouvement, conformant leurs intimités, essayant de sentir la force de leur désir, et de retenir l’envie de l’assouvir. Tout en lui se tort, la contorsion brute du bronze semble jaillir en son ventre pour se calmer ensuite et s’écouler tendrement.

 

- Voyez vous René les braves gens s’ils nous surprenaient là, nous voueraient aux gémonies, et nous traîneraient sur le bûché de la rumeur, cela les conforterait dans l’idée que je ne suis qu’une sale juive vicieuse, une dégénérée, une putain lubrique. Mais ils ne peuvent comprendre, ni vous d’ailleurs, pas encore, voire jamais, que je suis une femme libre, libre de son désir, de son plaisir, de ses pensées. Voilà ma liberté, non pas de tromper mon mari éloigné, non pas de faire l’amour avec le premier venu, mais de vivre, de faire abstraction des autres et de leur jugement, d’assumer cela sans provocation ni ostentation. J’aime mon mari René, vous ne pouvez savoir à quel point je l’admire, mais si j’ai envie d’un homme, et bien je lui dis et je me donne à lui si cela me chante, sans rien ne lui promettre que de m’abandonner sur l’instant. Je suis libre m’entendez vous, libre de vous avoir en moi et de refuser que vous jouissiez, libre de sentir votre queue aller et venir et de vous dire d’arrêter, libre de la prendre en bouche et de vous regardez vous pâmer ! Je n‘appartiens à personne et n’appartiendrai jamais à quelqu’un sinon qu’à moi même ! Je ne connais pas la peur, celle des braves gens, même quand mon père venait la nuit je n’ai jamais eu peur.

 

Elle l’a regardé droit dans les yeux tout en lui parlant, faisant de petits mouvements de hanches pour entretenir ce contact intime. René a compris qu’ils n’iraient pas au bout de cette étreinte, et d’ailleurs il ne le souhaite plus, rien ne peut surpasser ce qu’il vient de ressentir, et jouir en elle viendrait corrompre ce désir insensé. Franca recule son bassin expulsant par ce mouvement le sexe de René. Puis elle se glisse sur le côté et vient se lover contre lui nichant sa tête dans son cou comme précédemment. Elle sourit, elle doit avoir trente ans.

 

- Restons encore un peu ainsi que je vous respire avant que vous ne partiez. Vous comprenez qu’il est inutile de revenir demain ni jamais. Je nous imagine mal dans une relation adultère, vous venant la nuit me retrouver en catimini pour repartir au petit matin, moi vous attendant avec impatience en colorant mes cuisses à la chicorée. Ce serait pitoyable et de mauvais goût au regard de ce que nous venons de vivre. Et n’oubliez pas je suis juive, regardez j’ai l’étoile sur mon gilet et c’est écrit en rouge sur ma carte d’identité ! Laissez moi savourez encore votre odeur et m’enrichir de vous, ensuite vous partirez sans rien dire.

 

Et elle se tait et l’enlace, fermant les yeux pour mieux s’emplir des parfums de cet homme qui n’ose plus répondre.

 

Ils restent ainsi sans parler ni bouger, chacun emmagasinant les émotions de chaque sens, jusqu’à ce que la réalité lentement vienne naturellement les séparer.

 

Franca le libère de son embrassade, se lève, rajuste sa jupe, noue rapidement ses longs cheveux noirs et s’en va devant le buffet pour des doigts suivre le mouvement du bronze. Pendant ce temps René a remonté son pantalon, boutonné sa braguette et sa chemise, il récupère sa casquette et ferme son manteau puis quitte le salon jetant un dernier regard à cette femme magnifique qui caresse une statue. Sans se retourner il quitte l’appartement puis la maison sachant qu’il n’y reviendra jamais.

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Published by Etsivousosiez
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commentaires

Magicienne 04/03/2012 09:54


...:)

HHH 03/03/2012 09:56


Camille Claudel ,artiste jusqu'à la folie ...

Etsivousosiez 04/03/2012 09:40



Oui c'est pour cela que je l'ai impliquée dans ce roman