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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 11:04

 

(L'alexandrin n'est pas trop ma musique intérieure)

 

 

Là-bas sur l’orient, semblant un aparté,

Le voici qu’il se traine, blotti sur l’horizon,

Comme fatigué, dans la froideur de sa clarté,

Usé de par sa peine, bien plus que de raison.

 

Il nous semble si vieux, tout entier d’indolence,

Paraissant immobile, retenu de fatigue,

Brillant mais sans chaleur, si plein d’ambivalence,

Silhouette malhabile, vieillard en son intrigue.

 

En ce désert de blanc, dans ce silence brillant,

Difficile il se lève, somnambule dans le jour,

Habillé de lumière mais allant boitillant,

C’est bien peu qu’il avance, maintenant son séjour.

 

Empêtré dans ce froid, il hésite, se retient,

Vieil oiseau alourdi qui ne peut s’élever,

Là, les genoux au sol, pesant dans son maintien,

Il ne semble pouvoir lui-même se relever.

 

En ce matin d’hiver d’une aube immaculée,

Si las le soleil se traine en sa parabole,

Il va petitement, tel un miraculé,

      Sans force ni allant, reprendre son envol.

(24/01/2014)

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Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
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commentaires

Hécate 24/01/2014 19:22


Tant de blancheur, de pâleur...comme le linceul du jour où s'engloutir...

Etsivousosiez 24/01/2014 20:49



Oui  engourdi par cet hiver à venir



rehaella 24/01/2014 18:46


Le soleil par ici semble plus léger que le vôtre....je vous le prête si vous le souhaitez....!!

Etsivousosiez 24/01/2014 20:48



Vous êtes un ange,  gardez le en votre si doux pacifique



marie-claude 24/01/2014 15:20


pauvre soleil d'hiver ... si bas ... si lourd ...


amitié .

Etsivousosiez 24/01/2014 20:48



Oui celui d'un hiver ou d'un coeur engourdi 


merci à ious