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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 09:34

uvij3rny.jpgJ’aimerais vous voir marcher, si belle atournée,

Mais aussi vos yeux découvrir, prendre le temps,

Errante en la rue, puis vers moi vous retourner,

Si brune et Catalane, aux pas non hésitants.

 

M’approcher de vous, me rapprocher au plus près,

Et là, me perdre en l'obscur de votre regard,

Ne plus savoir l’avant, ne plus vouloir l’après,

N’être que dans l’instant qui s’enivre et s’égare.

 

Découvrir de vos lèvres empourprées et brillantes,

Le signe d’un étonnement, de votre hésitation,

La stupeur fugace en vos prunelles défiantes,

D’une arrogance méfiante pour cette invitation.

 

Marcher en retrait afin de vous admirer,

Pour contempler dans la foule, votre silhouette,

Cette féminité, en les regards se mirer,

Comme en ce beau miroir, s’admirent les alouettes.

 

Vous suivre et vous aimer, comme on aime silencieux,

Ne rien vous dire ni demander, vous découvrir,

Des yeux vous suivre, telle une étoile en les cieux,

Chalande et vive que des ombrages viennent recouvrir.

 

J’aimerais vous rejoindre en cette rue obombrée,

En ce passage sombre abrité où nul ne passe,

Puis là vous enlacer en me laissant sombrer,

Car enivré de vos lèvres en cette fausse impasse.

 

Laisser glisser mes mains le long de votre corps,

Par-dessous le tissu de ce fermé manteau,

Me plaquer contre vous comme on plaque un accord,

Vous étreindre comme la pièce est étreinte par l’étau.

 

Malhabile vous aimer dans la froidure du soir,

Caresser vos cheveux, dévorer votre bouche,

Puis me glisser en vous à la faveur du noir,

Fière, rétive berbère, abandonnée manouche.

 

Respirer vos soupirs, m’abreuver de vos cris,

En un unique regard lier mes yeux aux vôtres,

Aller si loin en vous nonobstant le décri,

Le décri de ces morales si lointaines des nôtres.

 

Rester ainsi sans bouger ni rien se dire,

Chimère dans la nuit, complices dans la chair,

Nous regarder sans la cesse, à n’en plus finir,

Liés tous deux en l’obscur d’une porte cochère.

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Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
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commentaires

Hécate 07/03/2012 20:22


Je le sais bien ...


Pardonnez cette impatience  , qui est au-delà de cela...Quelque musique passe au-delà de vos mots ,et ,difficile de ne point en vouloir encore   !


                                                                votre
admiratrice parmi d'autres  :)

Etsivousosiez 07/03/2012 20:24



Je n'ai rien à vous pardonner plus à vous remercier..tant d'autres n'éxagérons pas on les compte sur les doigts d'une main :-)



Hécate 07/03/2012 17:36


Ecrivez encore Johan ....:)

Etsivousosiez 07/03/2012 18:58



Oui dès que l'inspiration me poussera au clavier, vou ssavez que l'on écrit pas comme cela, à tout l emoins pour moi


merci de cette impatience



H 06/03/2012 15:44


Il y a toutes sortes de portes cochères ,et les chimères ne sont pas qu'à l'obscurité des nuits ,certains jours sont longs comme ces nuits sans sommeil où les rêves s'incarnent ...sans être
tout à fait là...


La première fois ,venue sur ce poème ,je n'avais osé laisser trace de mon passage , cela fait bien trois fois que je viens ...

Etsivousosiez 07/03/2012 15:50



je ne pensais ps que ce poème plairait autant



Hécate 24/02/2012 19:31


Je suis sincère ...


                       votre H

Etsivousosiez 24/02/2012 20:06



Je le sais bien et vous en remercie



Hécate 24/02/2012 18:31


C'est vous Johan qui avec votre poème , inspirez mon commentaire

Etsivousosiez 24/02/2012 18:36



Alors suis encore plus flatté Hécate...