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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:13

Ta bouche cicatrice

En lèvres d’une blessure,

Pulpeuse médiatrice

De paroles si sûres.

 

Ourlet tiède carmin

D’une épure estompée,

Comme travers d’un chemin,

D’un dessein détrompé.

 

Ses baisers incarnats

De salive et de sang,

Que le temps incarna,

En instants languissants.

 

Ces morsures de la vie,

Si légères, si profondes,

En prégnance d’envies

Qui dans l’âme se fondent.

 

Ta bouche tes baisers

Cicatrice d’un visage,

Sur un ciel apaisé

Sigillé paysage.

 

Son dessin peu commun,

Cet oblique joli,

Ce tracé parchemin,

D’une labiale embolie.

 

L’étonnement par tes lèvres,

Puis ce trouble incroyable,

Ce ferment d’une fièvre,

D’une fièvre effroyable.

 

Ta bouche, en évidence,

Par ses lèvres blessées,

Muettes confidences,

S’en vient se confesser.

 

Telle un fruit défendu,

Carnation torturée,

Chair et pulpe fendues

D’une beauté ignorée.

 

Si chaude si gourmande

Avide de morsures,

De paroles gourmandes,

Qui gourmandent et rassurent.

 

Comme un biais, un travers,

De ravines ourlées,

Se traçant en dévers

En intimes bourrelets.

 

Ta bouche cicatrice

En visible blessure,

Pulpeuse délatrice

De propos et murmures.

 

Là, si belle attirante,

Comme un gouffre charnel,

Entrouverte envoûtante

En stigmate éternel.

 

Apostrophe magnifique

D’une entaille empourprée,

De saveur mellifique

Et détails diaprés.

 

Ourlet tiède grenat

A l’esquisse estompée,

Si précieux juvénat

D’un destin détrompé.

 

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Published by Etsivousosiez - dans Poèmes
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commentaires

sarah 01/04/2011 21:35



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