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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 16:23

Si belle comme une aube baignée de lumière,

Dedans sa robe de rosée,

Aube nouvelle dans sa lueur première,

Venant lentement se  poser.

 

La joliesse parfaite de ses traits,

Sa longue chevelure tombante,

Ci comme toute entière de son bel attrait,

Dedans la brise qui l’évente.

 

Elle va ainsi agile sur le trottoir,

A tous les autres indifférente,

Là telle une ombre se déplaçant le soir,

Fine silhouette belle attirante.

 

Femme d’une ville d’un jour et d’un été,

Dans cet instant qui la dessine,

Une inconnue gracile non apprêtée,

Là qui s’avance et me fascine.

 

Alors mes yeux la suivent et l’accompagnent,

Ne voyant qu’elle parmi la foule,

Une inconnue qui marche, une compagne,

Tel un reflet dessus la houle.

 

Sa belle allure légère et déliée,

Son port de tête si droit, si fier,

Par mon regard, à elle, me suis lié,

Comme en l’instant d’une prière.

 

Le reste autour de moi n’est qu’une esquisse,

Simple décor à peine tracé,

Allante, elle s’y déplace presque elle s’y glisse,

Les autres ne faisant qu’y passer.

 

Elle est entière la source d’une émotion,

D’un trouble nouveau et si prégnant,

Dans ce moment empli de dévotion,

Particulier et si poignant.

 

Une silhouette troublante qui s’éloigne,

Qui marche belle dans la ville,

Une passion en moi là qui témoigne,

Tandis qu’au loin elle se faufile.

 

Jamais je ne saurai qui elle était,

Seule restera cette passion,

D’une inconnue marchant dedans l’été,

Dans cette urbaine agitation.

(12/06/2021)

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