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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 17:42

Dessous un ciel gris et mouvant,

Semblant vouloir s’enfuir au loin,

Je me sens si seul comme souvent,

Dans cette vie qui va et sans lien.

 

Où sont-ils donc ces laudateurs,

Tous ceux à qui j’ai tant donné ?

Qui me souriaient à toute heure,

Pourquoi m’ont-ils abandonné ?

 

Plus aucun mot ni de regard,

Pas un seul signe, ni de nouvelle,

Je vais marchant seul et hagard,

Avec en moi cette tavelle.

 

Aucune question, ni étonnement,

Pas de pourquoi ni d’incroyance,

Seul leur rejet sans de comment,

Là sauvegardant leur innocence.

 

Je suis passé de tout à rien,

Pour un péché, pour une faute,

Un criminel, un vrai vaurien,

Que l’on ignore la tête haute.

 

Me voici prisonnier de ça,

De cette opprobre, de cette honte,

Vivant mes jours comme un forçat,

En la douleur et son escompte.

 

Depuis j’existe sans vraiment être,

Chaque jour laissant passer le temps,

N’ayant l’envie de ci paraitre,

Comme tout entier de cet instant.

 

J’ai failli, me suis fourvoyé,

Pris dans ce total épuisement,

Comme étant seul, si éloigné,

Là prisonnier de mes tourments.

 

Marqué en moi d’un fer rougi,

D’une vergogne qui me ronge,

Jeté par tous dans leur oubli,

Rongé la nuit dedans mes songes.

 

Les voici devenus des ombres,

Des souvenirs si douloureux,

M’ayant bouté en leur pénombre,

Chacun pour soi l’on est heureux !

(15/05/2021)

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