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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 18:30

L’hiver s’en vient caresser l’automne,

Lentement novembre se meurt,

Parfois une éclaircie détone

Chassant le gris de sa demeure.

 

Elle est là, toujours si présente,

Quand bien même son indifférence,

Telle une belle ombre caressante,

Sublime et si troublante errance.

 

Les jours s’inclinent face à la nuit

Dessous le voile du crépuscule,

Se tissant de sombre et d’ennui

A cet instant de leur bascule.

 

Fantôme de ce présent passé,

Douce ballerine de la mémoire,

Elle danse ne faisant que passer

Devant cet intérieur miroir.

 

Vif le vent succède aux averses

Tailladant les chairs à nu,

Le froid peu à peu se déverse

Annonçant là sa survenue.

 

Une mélodie, mélancolique,

La ritournelle d’un instant,

Le gris d’un ciel si métallique,

Un souvenir… si insistant.

 

Au loin les arbres sont dentelle

Eclaboussures d’encre de chine,

Danseurs figés d’une tarentelle

Torses boisés dressant l’échine.

 

Elle flâne au fil de mes pensées,

Ombre gracile et sensuelle,

Gracieuse, ne faisant qu’y danser,

Là si tangible et virtuelle.

 

Arides, les plaines sont transies,

La glèbe grasse se durcit,

Au loin le ciel est cramoisi

Sur l’horizon qui s’obscurcit.

 

Je pense à elle sans qu’elle le sache,

Noria intime qui se répète,

A la pénombre les cieux s'attachent,

Toutes de sombre les nues se vêtent.

(27/11/2016)

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Published by Etsivousosiez
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