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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 10:10

Automne qui s’installe et se traine,

Déposant en nous sa langueur,

Qui nous enveloppe, nous entraine,

Au-dedans de sa molle torpeur.

 

A l’instar d’un lent tourbillon,

Aux volutes moites et douces,

Qui nous emportent papillon,

Sans violence ni secousses.

 

Une dérive, équanime errance,

Comme transporté bien malgré soi,

Dans cette étrange indifférence

De tous ces gens autour de soi.

 

Un lamento, une mélopée,

Nénuphar glissant lentement,

Par cette mollesse… enveloppé,

Bercé par cet alanguissement.

 

Un vieux papier sur un trottoir,

Glissant là poussé par le vent,

Se trainant seul sans accotoir,

Allant… à peine se soulevant.

 

Automne languissant et sans fin,

Ô combien lourd de sa grisaille,

Étouffant notre espoir défunt,

En les mors de sa tenaille.

 

Une longue petite mort alentie,

Au cortège qui s’étire lent,

Mer étale et sans clapotis,

Chute si longue et sans allant.

 

Une valse qui glisse fatiguée,

Asthénique et sans aucun temps,

Flot que rien ne peut endiguer,

Qui monte et monte tout le temps.

 

Comme un automne interminable,

Déposant en nous sa torpeur,

Qui nous étreint, abominable,

Au-dedans de sa molle langueur.

 

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Published by Etsivousosiez
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commentaires

Régine 20/10/2016 19:57

Un automne bien triste

Etsivousosiez 20/10/2016 19:58

Comme peut l'être mon.âme

Hécate 18/10/2016 18:32

Quand valsent les dernières feuilles sur la partition de l'automne........