Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 20:31

Loin lentement le ciel se pose

Sur l’horizon décoloré,

Laissant ses couleurs qu’ils déposent,

Teintes sanguines et mordorés.

 

Telle une aube, ou un crépuscule,

Faisant s’écouler son linceul,

Les cieux sur la terre s’articulent,

Unique trame paraissant seule.

 

L’encre rouge s’écoule sur les vagues,

Dessinant ainsi leurs reflets,

Miroirs des ondes qui divaguent,

Dans le jour semblant s’essouffler.

 

Lors la terre au ciel se confond,

Espaces uniment réunis,

L’océan dans l’empyrée se fond,

Tous deux pareillement démunis.

 

Le lointain là semble une blessure,

Une si douce hémorragie,

L’étrange d’une belle épissure,

D’un monde en sa chronologie.

 

Plus de mesure ni de limite,

Seule… la garance des lavis,

De ces volutes qui délimitent

L’espace vide de leur parvis.

 

La nuit se glisse et puis s’étale,

S’écoule lente et silencieuse,

Son encre sombre est si étale

De cette teinte ci harmonieuse.

 

D’éclats les étoiles se dessinent,

Sur la toile d’un ciel élimé,

Prunelles des dieux qui vaticinent

En cet instant inanimé.

 

Enfin la pénombre l’emporte

Où seules quelques ombres apparaissent,

La nuit alors…referme sa porte,

Laissant se poser sa paresse.

(15/10/2016)

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article

commentaires