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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 10:46

Appuyée là sur ce mur

Dedans sa robe noire,

Entourée des ramures

De la ville dans le soir.

 

Sa taille fine et cintrée

Son regard qui se perd,

Là si près d'une entrée

De la rue côté pair.

 

Sa si longue chevelure

Coulant sur son épaule,

Soulignant l'encolure

Qu’elle dessine et qu’elle frôle.

 

Qui attend elle ici

Immobile et placide?

Quand le jour officie

Lentement son suicide.

 

Un vent doux la caresse,

Ainsi que les regards,

Que chacun lui adresse

Au sortir de la gare.

 

Étrange et surprenante

Troublante de ce charme,

A ce mur, attenante

Verse-t-elle une larme ?

 

La lumière s'amenuise,

Elle semble ne pas bouger,

Âgé le jour s'épuise

Touchant son apogée.

 

Lors la rue s'assombrit

Puis les trottoir se vident,

Papiers gras et débris

Candélabres livides.

 

Appuyée seule sur ce mur

Dedans sa robe sombre,

Caressée de murmures,

Il n'est plus que son ombre.

(06/04/2016)

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Published by Etsivousosiez
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commentaires

Karine 06/04/2016 17:59

Particulièrement prenant. "On" s'imagine cette femme désemparée à la gare... Bravo!

Etsivousosiez 06/04/2016 18:07

Merci elle surtout belle et mystérieuse troublante inconnue . Je voulais exprimer une émotion qui ne me quitte pas cette image est venue.