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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 21:05

 

Arraché de mon flanc

Posé là devant moi,

Là ce cœur se gonflant

De souffrance et d’émoi.

 

Je veux qu’il crève cet abat,

Qu’il saigne et se déchire,

Comme un chien qu’on abat,

Pour de lui s’affranchir.

 

Qu’il se tord et suffoque

Se démenant à battre,

Charnelle pendeloque

De douleur se débattre.

 

Qu’il vomisse ses chamades,

Ses amours si stupides,

Ses errances nomades,

Ses attentes torpides.

 

Ci qu’on le donne aux bêtes

Que vite elles s’en repaissent

Gourmandes analphabètes

De leurs mâchoires le dépèce.

 

Qu’il crève enfin pourrisse !

Que son sang vite s’écoule !

Qu’à grands jets il jaillisse,

Pour maculer la foule.

 

Oyez les braves gens,

Venez voir la canaille !

La voici s’affligeant

La morsure des tenailles !

 

Je me fais l’apostat,

Devant tous le renie !

Regardez le constat

Face vous le dénie !

 

Arraché de mon être

Posé là devant moi,

Là ce cœur sans son maître

Ce faux-frère siamois.


(30/12/2015)

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Published by Etsivousosiez
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commentaires

Sandrine 05/01/2016 04:06

Vos mots ont touché leur cible.....vous visez juste très cher...!!

Etsivousosiez 05/01/2016 06:54

Pouvoir ne plus aimer ressentir et ainsi souffrir s'arracher le coeur métaphore violente. .. aimer est une sensation paradoxale

Hécate 31/12/2015 16:39

Beaucoup de violence dans ce poème, être son bourreau relève d'une grande douleur...Superbe d'exaspération !

Etsivousosiez 31/12/2015 16:42

Merci ma douce complice des mots, parfois l'on ne voudrait plus avoir à se souvenir de nos chamades douloureuses, ni même ressentir...que belle soit pour vous l'année à venir