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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 15:04

Quand notre âme là se traine,

Claudique et boite bas,

Dans ce temps qui l’entraine

Refusant le combat.

 

Une chamade alentie,

Agitée d’un hoquet,

Sans amour ressenti

Totalement disloquée.

 

Un regard si brouillé

Dans la brume de nos pleurs,

Par nos larmes mouillé

Si confus sans ampleur.

 

Ce vide si gigantesque

Remplissant les instants,

Ces serpents ci dantesques,

Constricteurs persistants.

 

Le cri que l’on retient,

Désespoir silencieux,

Que l'étrange se maintient

Dans l’hiver dans nos cieux.

 

En la plaine étendue

De notre vacuité,

De nos heures distendues

Privées d’aséité.

 

Il n’est plus que l’attente,

Eternelle et confuse,

Pesante et déroutante

Qui s’obstine et infuse.

 

Quand tourne la noria,

Régulière, lancinante,

Ribambelle des parias

Dans ce vide attenante.

 

Quelques pas que l’on fait

Sans savoir où l’on est,

Quand le jour se défait,

A la nuit condamné.

(06/10/2015)

 

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Published by Etsivousosiez
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