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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 15:21

Quand le temps s’arrête et se fige

En un jour d’été sans le vent,

Que les fleurs dressées sur leurs tiges

Semblent un coloré paravent.

 

Les heures s’étirent et se prolongent

Ne pouvant ci vouloir finir,

À leur suite la journée s’allonge

Refusant à se définir.

 

En cet instant l’éternité

Ici s’étend et se contient,

En cette étrange ubiquité

D’un infini qui se retient.

 

L’étale d’un azur épuré

Intangible mais là si profond,

Son bleu de nuances apuré

Où là-bas la mer se confond.

 

Pas bruits ni de mouvements,

Rien en cette longue paresse,

Les heures s’étirant doucement

A l’instar d’une lente caresse.

 

Bien lasses les ombres sont immobiles

Comme écrasées et paresseuses,

Macules figées indélébiles

De silhouettes malchanceuses.

 

La vie dès lors semble se taire,

Toute entière au temps confondue,

Ce temps des choses et de la Terre

Dessous ce ciel clair étendu.

 

Les rues sont vides les champs aussi,

Dans ce silence d’une parenthèse,

Car do ré mi fa sol la si

Semblent avoir mis leurs charentaises.

(12/07/2015)

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Published by Etsivousosiez
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