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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 10:46

L’aube repeint de rouge l’horizon

La nuit saigne et se meurt,

S’étale cette nouvelle paraison

En ce ciel qui demeure.

 

Là-bas, au loin, s’en vient le jour,

Naissance d’un matin,

La ville dedans ce contre-jour

Parait un gris satin.

 

Il n’est de bruit ni de murmure

En l’instant qui se lève,

Lentement, caressant les murs,

Cette lueur s’élève.

 

En l’entrebail d’un contrevent

Bien curieuse elle s’immisce,

Lumière survenue du levant

Dans une chambre se glisse.

 

En cet espace s’ouvre un chemin

Que le faisceau dessine,

Etrange et trouble parchemin

A l’encre de glycine.

 

Le jour avance dans la pénombre

Sa trace silencieuse,

Endormie sur sa couche, une ombre,

Gracile fine et gracieuse.

 

Une femme allongée se repose,

La lumière la caresse,

Alors l’instant devient une pause,

Une languide paresse.

 

Le matin tisse son arantèle

Sur ce corps si léger,

Sur ce corps paré de dentelle,

Dentelle couleur de jais.

 

Elle bouge un peu et se déhanche,

Tout entière de son rêve,

Sa peau laiteuse parait si blanche

Dans le jour qui se lève.

 

Enfant de l’aube qui l’accouche

Elle est pourtant une femme,

Tandis que le soleil la touche,

Sommeille encore son âme.

(04/06/2015)

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Published by Etsivousosiez
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