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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:57

Là-haut, les cieux semblent s’enfuir

Alors que filent les nues,

Le vent les poussant à le fuir

Sans aucune retenue.

 

Etrange instant de la journée

Où le jour s’assombrit,

Nous semblant alors ajourné,

Ci cherchant un abri.

 

Marée céleste aux vagues grises

S’avançant dans les terres,

Crépuscule d’un ciel qui se grise

Dedans ce soir qui l’enterre.

 

C’est le temps qui se précipite,

Courant vers son Nadir,

Quand la nuit en son incipit

Ne demande qu’à grandir.

 

Lame des vagues et vague à l’âme,

Là s’étend la pénombre,

Avançant à grands coup de rames

Sa sombreur et son ombre.

 

Le jour, par devers l’horizon,

S’est éteint pour gésir,

Comme vaincu par la trahison,

De son obscur désir.

 

Voilà donc tombé le linceul

Sur l’hier qui ci-gît,

Les âmes et les êtres sont bien seuls

Quand la sorgue là surgit.

 

Il n’est plus que le vent qui chante,

Hululant l’apeurance,

Douloureux tourment qui nous hante

Etalant sa souffrance.

 

Les monstres sortent des têtes et des bois,

S’égaillent en les pensées,

Les voyageurs sont aux abois,

Dans leurs peurs insensées.

 

Plus rien, plus rien n’est, rien n’est plus,

Le ciel semble si las,

Dans Carribe, la nuit s’est complu,

Demain n’est encore là.

(22/06/2015)

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Published by Etsivousosiez
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commentaires

Hécate 28/06/2015 19:16

Encore un beau souffle poétique !

johan 28/06/2015 19:26

Merci de cet hommage cela fait du bien car mes écrits intéressent si peu de gens tendrement johan