Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Articles Récents

3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 20:05

Lente l’aube se lève étalant son sang sur l’horizon, crépuscule du jour elle annonce l’aurore de ce rouge lointain étalé. Un pinceau de soleil matinal s’en vient lécher les façades grises leur donnant à nouveau une couleur, une réalité. Il semble glisser sur la pierre et les briques tel une marée de lueur, pour à hauteur des fenêtres caresser les volets. Un rayon diffus alors s’immisce par l’entrebail de contrevents mal fermés et s’en vient déposer sa pâle lumière matinale dans l’espace restreint que définit l’étroitesse de  l'ouverture. L’aube semble redessiner l’endroit, lui donner une consistance, un relief…une profondeur. Dans ce couloir de lumière qui se trace dans la chambre endormie apparait une femme allongée dessus son lit.Elle est sur leventre, le bassin en chien de fusil, une jambe repliée, simplement habillée d’une nuisette noire dentelée... elle dort encore se dessinant dans ce faisceau impromptu et curieux d’un matin qui se lève.

Ses cheveux blonds se révèlent  au fil de l’aurore qui pénètre en ces lieux, ils coulent sur son visage et ses épaules, fins, ondulés et soyeux. Elle respire, lentement, les yeux clos, la bouche entrouverte, tandis que le jour s’installe dans la pièce débordant l’étroitesse du couloir lumineux qui l’introduit.

Ses lèvres, ses lèvres sont belles, paraissant des fruits mûrs gorgés de suc, elles brillent encore de ce fard  de la veille qui les colore et les rende si pulpeuses. Elles paraissent l’attente d’un baiser… d’un gourmand et délicat baiser.

L’aube s’installe ouvrant l’espace de la chambre, dévoilant plus à chaque seconde son relief et sa composition.

Sa peau est blanche, lisse, fine et douce, la lueur la caresse et l’exprime, la trace au fil du corps qui apparait et se dessine comme révélée par ce contact irréel et sensible. La femme endormie bouge, à peine, dans un soupir, un faible râlement de bien être, recomposant son corps en cet espace de la literie sur laquelle elle repose. Son visage est celui d’une enfant,  à tout le moins dans les traits qu’elle affiche, car elle est une femme…belle et assoupie.

La lumière coule sur son cou, comme suivant un chemin de gravité, rejoignant alors la naissance de sa gorge qui affleure. Une gorge ferme, bellement galbée et sensuelle déplissant le tissu  de soie brillante, y imprimant ses courbes délicieuses. Elle palpite lentement au rythme de sa respiration.

Le jour imprime plus encore sa caresse, son lent voyage lumineux, descendant sur son bassin et ses hanches, débordant sur ses fesses fermes et troublantes qui se prolongent par des cuisses dénudées à la frontière du vêtement. Des cuisses aux muscles fins s'esquissant sous la peau d’albâtre, orbes de volupté, fuseaux désir, dessins d'un artiste. L'éclairage diffus les habille, les effleure, les caresse…

La lueur envahit la chambre, délicatement, sans bruit, tout entière d’émoi et de galanterie... la femme bouge, repliant sa jambe, soupirant de nouveau. Le jour est maintenant levé, la femme elle, dort encore, si belle et désirable dans ce matin qui s'installe.

(03/06/2015)

Partager cet article

Repost 0
Published by Etsivousosiez
commenter cet article

commentaires