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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 17:03

(Le lecteur de musique est sous le poème)

 

Imperturbable elle se déroule

Glissante d’écume sur le sable,

Cette marée aux vagues qui roulent,

S’étalent se meurent et puis s’ensablent.

 

Semblables mais si différentes,

Ci consœurs mais fausses jumelles,

Litanie combien apparente,

D’ondes furieuses et gémelles.

 

De toutes les lunes elles sont les heures,

L’éphéméride du temps qui passe,

Cet inlassable fossoyeur,

Des jours vieillards qu'il nous efface.

 

Falaises qu’elles frappent cognent et martèlent,

Aux pieds si friables de craie,

Aspre attrition qui nous rappelle,

Que chaque jour meurt dès qu’il se crée.

 

Les chevaux en leur cavalcade,

La bave au mord de leur colère,

Cristaux blancs de sels en cascades,

Dessus ces robes gémellaires.

 

Voici la grande marée des jours,

Des heures des êtres et des choses,

Qu’elle aheurte ici sans détour

Car nul jamais ne s’y oppose.

 

De ses lames froides et assassines

Si pleine, allante et sans répit,

Elle trace dessine et redessine,

La côte les dunes et leurs épis.

 

Mer, mère amère, amertume,

La vie en les ondes divague,

Marée nostrum notre coutume,

Nos jours s’effacent vague après vague.

(03/06/2014)

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Published by Etsivousosiez - dans poèmes
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