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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 13:15

(Essayez aussi lecture avec la musique, lecteur sous le texte)

 

Le souffle du vent, son haleine,

Qui ploie et chahute les branches,

Le ciel, brumeuse porcelaine,

En la lueur qui s’y retranche.

 

Silence, l’étrange de l’instant,

Avril qui lentement se meurt,

Son souffle là si persistant,

Par ses rafales en la demeure.

 

Les traces grasses des labours,

Les éoliennes qui tournent folles,

Les nues s’en viennent à rebours

Comme encimbrées d’une auréole.

 

La terre est meuble et retournée,

Toute de bruine recouverte,

L’autre saison semble ajournée,

Les plaines sont nues et découvertes.

 

Un bien grand froid de courants d’air,

D’humidité qui enveloppe,

Qui vous étreint et vous enserre,

De ses caresses interlopes.

 

Mouvants, tel un tapis roulant,

Les cieux défilent en leur grisaille,

Lapis obscur se déroulant,

Pour ces si mornes épousailles. 

 

Le jour hésite à devenir,

Là retenu par son aurore,

Comme refusant cet avenir,

Se traine transi en ce décors.

 

(27/04/2014)

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Published by Etsivousosiez - dans poèmes
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commentaires

Rehaella 28/04/2014 07:15

Le jour hésite à devenir......vous parlez des saisons, du temps , des plaines nues et découvertes.....c'est comme une plainte délicatement perceptible, mais tout aussi sensiblement beau....la complainte du temps est un peu vous et votre vie ressentie....

etsivousosiez 28/04/2014 12:36

Merci à vous qui savez si bien me...ressentir
tendrement